Journal de fohatgroup. Les prestations citées dans cet article sont les nôtres.
Looks
Trois looks pour une vidéo d'entreprise
Une interview, un portrait d'équipe, une séquence dans les locaux : chaque plan demande une tenue différente. Ce que nous conseillons, matière par matière, et ce que la caméra refuse.
La question arrive la veille du tournage, par message : « On met quoi demain ? » Elle mérite mieux qu'une réponse à 22 h. La tenue des personnes filmées fait autant pour l'image que le décor, et la caméra a ses règles : elle refuse certaines matières, aplatit certaines couleurs et grossit certains détails. Voici les trois looks que nous préparons le plus souvent pour une vidéo d'entreprise, et les raisons de chaque choix.
Look 1 : l'interview assise
Le plan est serré, la personne parle pendant quarante minutes, la caméra voit surtout le haut du corps. Nous conseillons une pièce unie dans une teinte moyenne : bleu pétrole, vert bouteille, brique, gris chaud. Le blanc pur brûle à l'image, le noir mange les détails, les rayures fines moirent. La matière doit tenir sans se froisser : laine, jersey épais, sergé. Pas de logo, pas de motif, un seul bijou. Les lunettes se gardent si la personne les porte au quotidien ; le brief prévoit alors la position de la lumière pour éviter les reflets.
Look 2 : le portrait d'équipe
Six à quinze personnes, debout, dans les locaux. Le piège est double : l'uniforme qui sonne faux, ou le désordre de quinze tenues sans lien. Nous fixons une palette de trois couleurs, chacun choisit dans sa garde-robe, et le brief donne des exemples par couleur. Résultat : une image qui se tient sans que personne ne se soit déguisé. Les chaussures comptent dans un plan large ; le brief le dit, parce que tout le monde l'oublie.
Look 3 : la séquence en mouvement
Quelqu'un traverse l'atelier, manipule un objet, accueille un client. La tenue doit bouger sans se déformer et correspondre à la fonction montrée : la veste de travail réelle, propre et repassée, vaut mieux qu'un costume emprunté. Nous faisons retirer ce qui accroche l'œil (badge, montre connectée, tour de cou) et nous vérifions que les couleurs de la tenue ne se confondent pas avec celles du décor : une blouse blanche devant un mur blanc devient une tête flottante.
Ce que la caméra refuse, en bref
- Les rayures fines, les pieds-de-poule, les petits motifs : effet de moiré.
- Le blanc pur et le noir profond en grande surface : perte de détail.
- Les matières brillantes (satin, cuir verni) sous une lumière dure : reflets.
- Les logos et les textes : droits d'image et distraction.
- Les bijoux qui bougent et qui sonnent : le micro les entend.
Comment le brief transmet ces consignes
Une page par look, avec les pièces, les couleurs, les matières, ce qu'il faut retirer, et deux références visuelles. Cette page s'envoie telle quelle aux personnes filmées trois jours avant, avec la demande d'apporter une seconde option. Le jour J, la personne qui gère le plateau vérifie chaque tenue devant la caméra en cinq minutes : c'est le moment où l'on découvre que le pull moire, et où il est encore temps de changer.
Le stylisme d'un look fait partie de la formule Style ; la formule Complet en prévoit deux ou trois, pour un tournage qui mêle interviews, portraits et séquences. Dans les deux cas, nous travaillons avec la garde-robe des personnes filmées et signalons ce qu'il faudrait acheter ou louer.
Article publié par fohatgroup, qui propose les formules citées.


