Journal de fohatgroup. Les prestations citées dans cet article sont les nôtres.
Méthode
Le shooting brief, page par page
Huit pages, un tableau par sujet, aucun adjectif inutile. Ce que contient le document que votre photographe reçoit, et pourquoi il tient en dix minutes de lecture.
Le brief est le seul livrable de nos formules. Pas de séance, pas de retouche, pas de tirage : un document, et la séance qui en découle. Autant dire qu'il doit être bon. Voici, page par page, ce que contient un brief de la formule Style, tel que nous le livrons pour une séance d'une journée avec un lieu et un look.
Page 1 : le concept, en une page
La phrase de la séance, le public visé, le ton, et trois lignes sur ce qu'on montre et ce qu'on évite. Cette page est écrite pendant l'échange de cadrage et validée avant le reste. Elle sert d'arbitre quand une question se pose le jour J : « Est-ce que ce plan sert la phrase ? »
Page 2 : la palette et les matières
Cinq couleurs au plus, en codes hexadécimaux et, quand le tirage papier compte, en références Pantone. Chaque couleur a un rôle : dominante, secondaire, accent, neutres. En dessous, les matières : velours, lin, bois, pierre, avec la façon dont chacune réagit à la lumière. Le photographe règle sa balance des blancs et ses contrastes sur cette page.
Page 3 : le moodboard commenté
Huit à douze images de référence, chacune avec une légende qui dit ce qu'on en retient : « la hauteur de la source », « la distance entre le sujet et le mur », « le grain ». Un moodboard sans légende laisse chacun voir ce qu'il veut ; commenté, il aligne le photographe, le client et le maquilleur sur les mêmes détails. Ces images restent des références : elles servent à s'entendre, pas à être copiées ni publiées.
Page 4 : le lieu
Adresse, contact, conditions d'accès, orientation des ouvertures, créneau où la lumière est bonne, prises électriques, bruit, ce qu'il faut demander comme autorisation. Une photo du lieu à l'heure conseillée, si nous l'avons. Cette page est celle qui évite le plus de mauvaises surprises, parce que la lumière d'un lieu change du tout au tout entre 9 h et 15 h.
Page 5 : le look
La tenue, pièce par pièce, avec les matières et les couleurs, les accessoires, ce qu'il faut retirer (montre, bague, lunettes teintées), la coiffure et le maquillage en deux lignes. Pour un portrait d'entreprise, cette page se lit en trente secondes et s'envoie telle quelle à la personne photographiée.
Page 6 : le shooting brief, plan par plan
Le cœur du document : un tableau. Une ligne par plan, avec le numéro, la description, le cadre et la focale conseillée, la lumière, les accessoires, la durée prévue. L'ordre des lignes suit la course du soleil et les changements de tenue, pour limiter les installations. En bas, le total et les marges. Le photographe coche les lignes au fil de la journée.
Page 7 : poses et composition
Pour chaque plan qui met une personne en scène : la posture, la direction du regard, la place des mains, la distance au décor. Des croquis ou des références, pas de longues phrases. Cette page rassure les gens peu habitués à être photographiés : ils savent ce qu'on attend d'eux.
Page 8 : contacts et logistique
Qui fait quoi, les numéros de téléphone, l'heure d'arrivée, ce que chacun apporte, les repas, le plan B en cas de pluie pour une séance en extérieur.
Pourquoi huit pages et pas trente
Un brief que personne ne lit ne sert à rien. Nous écrivons pour un photographe qui ouvre le PDF sur son téléphone dans le métro : des tableaux plutôt que des paragraphes, des codes plutôt que des adjectifs, une page par sujet. Tout ce qui ne change pas une décision sur le plateau reste dans nos notes. La formule Style livre ces huit pages sous cinq jours ouvrés ; la formule Complet en ajoute quelques-unes : plusieurs lieux, deux ou trois looks, la shot list détaillée et le scénario visuel pour la vidéo.
Article publié par fohatgroup. Les formules citées sont les nôtres ; leur contenu exact et leur prix figurent sur la page d'accueil.


